Blog 2026

Séjour à Athènes

Place Syntagma (place de la Constitution)

À chaque heure pleine, on peut assister à la relève de la garde des « Evzones ». Ces soldats d’infanterie légère sont postés devant la Tombe du Soldat Inconnu et restent immobiles, quelle que soit la chaleur. Ces jours-ci, ce n’est - et de loin ! - pas un problème.

Les « Evzones » (litt. « à la belle ceinture »), portent un costume spécifique et symbolique dont les parties les plus remarquables sont la fustanelle et les tsarouchia.

La relève de la garde à la place Syntagma

Le costume des "Evzones"

La fustanelle est une jupe plissée coupée dans du tissu blanc formant 400 plis (symboles des 400 ans de servitude turque).

Quant aux tsarouchia, ce sont des chaussures entièrement fabriquées à la main. La paire pèse 3 kilos. Le bout est couvert d’un pompon noir qui servait autrefois à dissimuler une lame affûtée, ce qui était fort utile en cas de combat rapproché. 

Rue Ermou vers Monastiraki

La rue Ermou (rue d'Hermès) est une voie piétonne très commerçante (on s'y attendrait !). Elle s'étend de la place Syntagma à Monastiraki, d'où l'on peut voir l'Acropole.

Ici retendit un orgue de Barbarie fort jovial devant une grande enseigne suédoise de confection, plus loin des musiciens et des danseurs animent la rue bondée.

L'église Panagia Kapnikerea, un joyau byzantin du XIe siècle, une des plus anciennes de la ville, est posée au bout de la rue Ermou.
Le recueillement qu'elle inspire tranche avec l'agitation mercantile qui l'environne.

Monastiraki

La place pleine de vie de Monastiraki et son dédale d'étroites ruelles piétonnes sont connus pour leur marché aux puces. Tout près se trouve l'Agora antique sous la majestueuse Acropole.

Le Musée Archéologique d'Athènes

À proximité du quartier bohème d'Exarhia, l’incontournable Musée national d’archéologie offre la plus belle collection d’antiquités grecques dans un bâtiment de 8’000 m2. Nous le visitons après notre premier café freddo de l’année dégusté en terrasse, face à l'édifice.

Quelques pièces incontournables nous ont particulièrement séduits :

  • comme le masque en or d’Agamemnon (trouvé à Mycènes par Heinrich Schliemann),
  • le Cavalier de l’Artémision, la sculpture d’un jeune jockey sur un cheval de course d’une élégance et d'une finesse rares,
  • ou encore le Poséidon de l’Artémision, une immense statue de bronze du Ve s. av. J.-C., représentant Poséidon (ou Zeus) au combat.

Ces deux dernières pièces ont été découvertes dans une épave au sud du cap d'Artémision, en Eubée.

Les différentes salles offrent des collections d'antiquités mycénienne ou cycladique, mais aussi des fresques minoennes beaucoup plus anciennes, provenant du site archéologique d'Akrotiri (Santorin), qui fut enseveli par une éruption volcanique à la fin du XVIe s. av. J.-C.
Les couleurs de ces peintures qui datent de plus de 3600 ans sont éclatantes, et le miracle de leur conservation doit beaucoup à l'éruption volcanique, comme ce fut le cas à Pompéi !

Balade au Marché Central (Varvakios Agora)

Choc de couleurs et surtout d'odeurs au Marché Central où sont exposées les carcasses des agneaux que nous avons vus dans des camions sur l'autoroute, arrachés à leurs pacages pleins de quiétude sur les îles ou dans le Péloponnèse.
C'est que la Pâque orthodoxe arrive (fêtée selon le calendrier julien, cette année en retard d'une semaine sur "la nôtre") : dans la cour des maisons de toutes les familles grecques, l'Agneau pascal (la bête tout entière) tournera sur la broche dès le dimanche matin.

Plus loin, le marché de poissons se situe aussi dans le bâtiment historique (qui abritait naguère l'ancien bazar turc), mais on trouve aussi une grande variété d'olives, d'épices, de fromages et de produits traiteurs, sans compter les spécialités grecques, ainsi que les fruits et les légumes. 
Nous faisons une réserve de dictame de Crète vendu en vrac (δίκταμο, origanum dictamnus). Cette plante aux petites feuilles rondes et poilues, de la famille de l'origan, connue depuis l'Antiquité, est souveraine pour soigner à peu près tout...

Voir la page que j'y ai consacrée ces années passées.

Le mont Lycabette, la colline des loups

Du haut de cette colline de 278 mètres, où se trouve la chapelle St-Georges, on jouit d'une des plus belles vues circulaires sur Athènes et sur l'Acropole. Beaucoup de touristes là-haut : ils n'ont pas tort, la vue y est saisissante.

La colline de Lycabette est située dans le quartier de Kolonaki, le plus aisé de la ville.

La légende raconte que la déesse Athéna souhaitait voir son propre temple de l'Acropole plus proche du ciel. Elle prit un énorme rocher pour le placer sur l'Acropole mais, effrayée, elle le laissa tomber : c'est Lycabette.

La colline doit son nom au grand nombre de loups qui vivaient dans ses forêts de pins (loup : λύκος [lykos]).

Autour de Kolonaki

Ambiance de taverna typique chez Filippou : les coursiers y défilent sans arrêt pour des livraisons de plats à l'emporter. Succès non démenti pour cet établissement traditionnel fondé en 1923.
Nous y mangeons en terrasse, sur des tables aux nappes blanches (!) : saganaki rôti, légumes grillés et tendre souvlaki de poulet (brochettes).

Dans notre quartier de Papagou

Une commerçante de Kolonaki connaît "Piu Verde", ce restaurant situé à seulement cinq minutes à pied de notre location, qui sert une nourriture branchée dans des vérandas ou sur de multiples terrasses, en bordure du bois. L'été, des tables flottantes sont dressées dans les piscines. 
Par commodité, nous nous y sommes rendus plusieurs fois. Le lieu est très fréquenté, pas seulement par des anges...

Dans le quartier de Psyri, c'est dans le prétendument "meilleur restaurant indien" (du quartier ? de la ville ? du monde ?...), sous un poster du Taj Mahal, (rien que ça !), que nous avons goûté à un curry... parfait, et copieux !

Fêter la Pâque grecque orthodoxe

Cette année, la Pâque orthodoxe a lieu une semaine après les fêtes de Pâques catholiques.

Nous avons eu la grande chance de la célébrer en compagnie de Grecs qui ont pu nous expliquer les principales étapes de la fête.

Le Vendredi-Saint, l'après-midi, les cloches ont durablement sonné, très lugubrement, pour signifier la mort du Christ. Le soir, une messe chantée a été célébrée en l'église d'Agia Sofia et retransmise sur son parvis, remplis de fidèles.

La cérémonie a été suivie d'une procession accompagnée de psaumes : chaque fidèle la suit en parcourant les rues de la ville, une bougie de couleur brun-ocre à la main (symbole de la souffrance du Christ).

La flamme d'origine (passée de cierge en cierge) provient de Jérusalem.

Le samedi soir à 23h30 a lieu un office interminable.
Il fait assez doux : le parvis de l'église est bondé de fidèles (qui s'en iront assez vite), tandis que les cloches sonnent de façon étourdissante pour marquer la Résurrection du Christ. 
Et les gens s'allument mutuellement des bougies blanches (symboles cette fois-ci de vie et de pureté) en disant :

  • Χριστός ανέστη ! [kristós anésti] 

À quoi on répond : 

  • Αληφώς ανέστη ! [alithós anésti]

( Christ est ressuscité ! Il est vrai, ressuscité !)

Aptès ces paroles, on s'échange des œufs rouges que l'on casse en les choquant les uns contre les autres.

Repas de Pâque au jardin

Dès les premières heures du dimanche matin de Pâque, les agneaux ou chevreaux tournent sur les broches dans les jardins. 
Les plats se succèdent en attendant que rôtisse la viande, et l'atmosphère est festive et bon enfant. Une cinquantaine de personnes ont été conviées dans l'immense jardin de Toula et de Serfos où des dizaines de tables ont été dressées sous des tonnelles.

Après le festin, une énooorme buffet de dessert attire tous les "becs-à-bonbons" sous une tente où les attend ce que la Grèce fait de mieux en matière de "γλυκά" (glika : douceurs).
Et, croyez-moi, c'est très bon et très très sucré !

En se baladant...

Rencontre avec la statue d'un géant d'Athènes, Périclès.
Quelques mètres plus loin dans une vitrine, trône une chaussure à sa mesure (une Crocks énorme...)

Virée à l'île d'Égine

À juste une heure de ferry du Pirée, Égine se trouve au centre du golfe Argo-Saronique. Résumer ses points forts, quitte à être caricaturale ? L'inoubliable temple dorique d'Aphaïa (situé à l'est) et les pistaches, que l'on cultive partout ! 
Très touristique, le port d'Égine (au S-O) a un charme un peu suranné avec quelques maisons d’inspiration vénitienne de lointaine couleur ocre, qui mériteraient d'être rafraîchies.
Quelques voiliers - déjà ! - sont amarrés au quai.

Les murs intérieurs de la taverna-poissonnerie sont tapissés de portraits.
Qui sont-ils ?

Le marché aux poissons - un long couloir - se situe juste en face du petit port de pêche, ce qui est bon signe.

À l'autre bout, la taverna où on les sert, tout frais.

Nous y retrouvons Thomas et son épouse.

L'étal d'un quincaillier : on notera l'infinie variété du choix des robinets en laiton.

Tour de ville

Nous partons de Syntagma et aboutirons à la statue du roi d'Athènes, Thésée,

dans l'agora antique.

Les "koulouri", ces pains traditionnels recouverts de graines de sésame, en forme d'anneau, sont originaires de Thessalonique.

L'Hôtel de Grande-Bretagne, à la façade imposante de sinistre mémoire, a servi de siège à la Gestapo durant la Seconde guerre mondiale.

Le Jardin National aux multiples essences botaniques, parfois rares, est un véritable poumon de la ville. Il a été commandé en 1838 par la reine Amalia d'Oldenbourg.
S'y trouvent la caserne des Evzones, des étangs,... et aussi le Zappéion, un bizarre monument à la façade néo -classique abritant principalement des expositions et des conférences.

Tout près, le Temple de Zeus olympien , l'Olympiéion.

La Porte d'Hadrien (131)
Le monument, situé à env. 500 m au S-E de l’Acropole, a été érigé en l’honneur de l’empereur Hadrien. Selon son désir, il marquait l’entrée de la nouvelle Athènes.

La Tour des Vents (100-50 av. J.-C.)
Située sur l'Agora romaine, la Tour des Vents est remarquable pour les vestiges de l'horloge d'Andronicos, mais plus encore par les figures en haut-relief des divinités des Vents qui ornent chacune de ses huit faces.

Le Temple d'Héphaïstos (l'Héphaïstéion)
L'un des temples les mieux conservés au monde, l'Héphaïstéion, est dédié au dieu du feu, des forgerons et à sa sœur Athéna. Il a aussi servi d'église et de musée, ce qui explique peut-être sa préservation.

Située à l'angle de l'Agora antique, en face de la station de métro Thiseio (quartier Thissio/Monasriraki), la sculpture  en laiton de Thésée rappelle qu'il fut roi d'Athènes et aussi vainqueur du Minotaure.

Musée Maria Callas

Inauguré en 2023, pour le centenaire de sa naissance le 2 décembre, le musée qui est consacré à la diva se situe au 44 rue Mitropoleos.

Extraits musicaux, partitions, grands rôles, masterclasses, interviews...

Ci-dessus : la silhouette inquiétante de la Callas dans le rôle de Médée l'empoisonneuse.

Mais aussi tenues de scènes et de ville, lettres privées, bustes, portraits et photographies de la cantatrice et toutes sortes de collections privées.

Recherche